28 juin 2009
Do women have to be naked to get into the Museum?
Ni muses ni soumis, les femmes artistes ont dû se battre pour se faire une place dans un monde de l'art dominé par les hommes... le combat est-il gagné ?
Victimes du sexisme, et moins revendicatrices que leurs aînées féministes, les femmes artistes manquent encore aujourd'hui de reconnaissance internationale.
La faute à la dominiation masculine, au manque de visibilité du problème (le problème de la sous-représentation des femmes dans les musés est longtemps demeuré invisible), et aux standards esthétiques ("contrairement aux hommes, les femmes n'ont pas une approche phallique de la création. Elles cherchent rarement à afficher leur puissance" selon Alin Aliva dans Arts Magazine).
Et demain ? L'espoir est permis. La prise de conscience est en train de se faire et le fond national d'art contemporain est en train de soutenir cette évolution. Il faut donc continuer à rendre public ce problème, élever la voix et imposer des quotas.
On croise les doigts :o)
13 mai 2009
De vous à moi
"L'Art permet d'être acteur de sa propre ve. C'est un espace de liberté totale, un outil pour modifer la réalité"
22 décembre 2007
Petit moment de citations
« C'est par l'Art et par l'Art seul, que nous pouvons réaliser notre perfection ; par l'Art, et par l'Art seul que nous pouvons nous défendre des périls sordides de l'existence réelle. »
« Réservons au peintre la tâche sévère et contrôlable de commencer les tableaux, attribuons au spectateur le rôle avantageux, commode et gentiment comique de les achever par méditation ou son rêve. »
« Pour réaliser le beau, le peintre emploie la gamme des couleurs, le musicien celle des sons, le cuisiner celle des saveurs, et il est très remarquable qu'il existe sept couleurs, sept sons, septs saveurs. »
« Les peintres sont les évadés du mot. »
Marc Gendron
« Un peintre bon acteur est capable de convaincre qu'une toile monochrome est une oeuvre d'art »
Bernard Weber
16 décembre 2007
La fête des Lumières à Lyon : l’émotion à partager
A la seconde où renaît la lumière se dessine dans les yeux des Lyonnais et des milliers de touristes venus partager ce moment incroyable le reflet de leur âme. Il s’éclaire dans notre regard l’éclat de l’émerveillement.
Voici donc quelques photos (malheureusement seulement quelques unes dû à un petit problème technique : batterie !!) pour vous faire partager ces instants uniques où Lyon se révèle à tous par l’image que renvoie sa lumière : Pêcheur d'étoiles, vergers d'antan, évasion urbaine, sphère de lumières
Un véritable parcours de lumière, accompagné de vin chaud, de crêpes et de mes meilleurs amis… cela restera l’une de mes meilleures soirées.
11 décembre 2007
La Transhumance ou L'ART DE VIVRE EN PROVENCE
Depuis plus de trente ans, la Fête des bergers fait vibrer le coeur de générations d’Istréens au rythme des traditions du pastoralisme, des veillées et de la transhumance. Depuis, son rayonnement et sa renommée n’ont fait que grandir, forgeant identité de moments de retrouvailles avec notre histoire.
Avec les 3000 bêtes du domaine de la Massuguière, (moutons, chèvres du Rove et ânes de Provence) les bergers de la Crau, les nombreux attelages d'Istres, Miramas et d'Arles ont défilés au centre ville d'Istres en ce dimanche 3 décembre, comme le veut la tradition.
Ce défilé est originaire de ce qu'est une transhumance pour les provençaux : les équipes de bergers se forment, on vérifie le matériel : on attend ce moment-là avec impatience.
Les ânes, moutons et chèvres quittent leur pré pour aller rejoindre les Alpages : le Vercors, le Briançonnais, l'Isère, la Savoie et la Drôme accueillent plus de 500 000 têtes.
29 novembre 2007
L'élégance du hérisson M.B.
A quoi sert l'Art ? A nous donner la brève mais fulgurante illusion du camélia, en ouvrant dans le temps une brèche émotionnelle qui semble irréductible à la logique animale.
Comment naît l’Art ? Il s’accouche de la capacité qu’a l’esprit à sculpter le domaine sensoriel.
Que fait l’Art pour nous ? Il met en forme et rend visible nos émotions et, ce faisant, leur appose ce cachet d’éternité que portent toutes les œuvres qui, au travers d’une forme particulière, savent incarner k’universalité des affects humaines.
Dans la scène muette, sans vie ni mouvement, s’incarne un temps excepté de projets, une perfection arrachée à la durée et à sa lasse avidité – un plaisir sans désir, une existence sans durée, une beauté sans volonté.
Car l’Art, c’est l’émotion sans le désir. Car l’Art, c’est la vie, mais sur un autre rythme.
22 juillet 2007
Circuit de Lédenon
Mes frères et mon père étant des mordus de sensations fortes et particulièrement des motos, j'ai pu découvrir un tout nouveau monde, celui des circuits.
Par un dimanche très ensoleillée, nous voilà donc parti pour le circuit de Lédenon qui se situe dans le Gard. Ceux-ci y étaient pour une journée d'entraînement libre motos. La route en elle-même est très jolie. Lédenon est un petit village tout à fait charmant.
Le circuit de Lédenon s'impose aujourd'hui comme l'un des plus vallonné, des plus sinueux et des plus technique des circuits de France. En effet, Lédenon n'est pas un circuit de tout repos car il nécessite près de 38 changements de vitesse. C'est aussi le seul circuit qui tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Que de sensations !! Entre les belles motos et les belles voitures, je ne savais plus où donner de la tête ! Voyez en par vos propres yeux ; le circuit de Lédenon vaut bien le détour que ce soit par curiosité en tant que spectateur ou pour une recherche de sensation forte en tant que motard ou pour le circuit automobile.
01 juillet 2007
J'ai été taguée...
Et oui, à mon tour, j'ai été taguée... Merci Steph... !!
La règle : Les tagué(e)s doivent écrire sur leur blog 7 confidences à leur propos, ainsi que ce règlement. Vous devenez ensuite tagueur et devez taguer 7 autres personnes et les énumérer sur votre blog. Vous laissez alors sur leurs 7 blogs, un commentaire leur indiquant qu’ils ont été tagués et les invitant à lire votre blog.
Je vais donc essayer de répondre à cet appel et surtout de trouver 7 autres personnes à taguer :o)
1. Comme ma poulette Steph, je suis très souriante et de bonne humeur (même au boulot!), mais lorsque je suis de mauvaise humeur, je suis redoutable !
2. J'adore parler anglais à la maison - surtout avec Niall, mon chéri irlandais
3. J'adore voyager : Irlande, Angleterre, Écosse, Crête, Croatie, Espagne, Italie, USA, Chine, Djerba, Tunisie, Pays Bas, Belgique, Îles Canaries et bientôt la Thaïlande (j'ai hâte d'y être)
4. J'aime profiter de la vie et les excès ne me font pas peur : bons repas entre amis, beaucoup de resto (et surtout les paillotes de Montpellier), alcool, vitesse, belles voitures, moto, ski, voyages, sorties, boites (un peu moins ces derniers temps, je pense que je commence à prendre de l'âge) etc...
5. Je n'aime pas mon nez
6. Je suis fainéante et aime bien me la couler douce (je pense avoir été une princesse dans ma vie antérieure)
7. J'aime les gens et suis prête à tout pour ceux que j'aime
Et voilà, à votre tour maintenant :
Mag : on peut dire que cela fait parti de ton enterrement de jeune fille :o)
Amélie & Luca : parce que vos enfants grandissent tellement vite et que j'adore tes photos
Julie & Gines : ben quoi ! on peut toujours rêver non ?
Laetitia : ça fait longtemps que je n'ai pas eu de tes nouvelles
Flo : donne moi de tes news irlandaises
Christelle : j'ai hâte de lire tes réponses !!!
Audrey : idem ma poulette
Bon courage
10 février 2007
LE TIGRE CELTIQUE IRLANDAIS
L’atypisme de l’émergence du Tigre Celtique Irlandais et ses limites
J’ai toujours voulu écrire un livre sur l’Irlande, petit pays profondément attachant par sa culture celtique, sa population simple et chaleureuse, ses paysages uniques et par son climat si spécifique.
Cette envie m’est venu à la suite de mon expérience de trois ans en Irlande, où j’ai vécu à Dublin.
En effet, en 1999, l’Irlande était en pleine expansion économique et il était très facile de trouver un emploi bien payé, dans des call-centers de grandes entreprises informatiques, en l’occurrence IBM en ce qui me concerne. Mais faute de temps et de motivation, je n’ai pas pu écrire ce livre.
Dans le cadre de ma maîtrise, j’ai pu entreprendre ce projet de recherche, qui m’a énormément apporté. Ce projet a présenté un véritable challenge d’une part, parce qu’il traite d’un sujet économique, matière paradoxale à mon cursus scolaire ; d’autre part, parce qu’il s’agit d’un sujet assez « lourd » que j’ai essayé de rendre le plus attirant possible par une approche originale et spécifique.
Mais la thèse en elle-même représente près de 150 pages, je ne vous en ai copié que quelques passages clés.
Pourquoi certains pays sont riches et d’autres pauvres ? Pourquoi l’Ouest du monde s’est-il développé aussi vite au cours des ces 500 dernières années, alors que le reste du monde a stagné ? Et pourquoi certains pays comme en Asie de l’Est, se sont développés aussi rapidement dans la dernière moitié du siècle ?
Si mon sujet n’a pas la prétention d’étudier les sources de croissance de tous ces pays, il apporte en contrepartie un caractère beaucoup plus analytique d’un pays, l’Irlande, dont l’émergence économique est totalement atypique.
En effet, il est bien loin le temps où les Irlandais, chassés par la famine, quittaient leur île par milliers pour tenter leur chance en Amérique…
Au XIXème siècle, il y avait une image figée de l’Irlande, qui est restée la même jusqu’au XXème siècle. Cette image était celle d’un pays pauvre, arriéré, insulaire, presque primitif, que la révolution industrielle n’avait pas touché. Dans ses chansons, l’Irlande était « le pays le plus affligé jamais vu » et un pays où on ne trouvait aucun d’emploi comme le chante Christy Moore dans son album « Ordinary Man » : « But everywhere I go, the answer is always no, there is no work for anyone here today ». L’Irlande était symbolisé par le « Sea’n Bhear’Bochf » (« la pauvre femme »).
Jusqu’en 1987, l’économie irlandaise était dans une situation critique. Au plus fort de ses difficultés, son taux de chômage s’est élevé, au milieu des années 1980, jusqu’à 17%. Les tendances défavorables se cumulaient : stagnation de l’emploi, forte émigration, inflation élevée, finances publiques fortement déficitaires et impliquant un lourd endettement rapporté au PIB; les impôts étaient élevés, sans parler de la dette nationale, qui a atteint jusqu’à 129% du PIB.
Cela n’allait toutefois pas durer. Longtemps cantonné à un rôle de fournisseur de main d’oeuvre peu qualifiée ou de produits agricoles pour le colonisateur britannique, le pays n’a pu mener de réelle politique de développement qu’après la Seconde Guerre mondiale, même si la proclamation formelle de l’indépendance date de 1937.
Cette proclamation de la République en 1937, l’entrée dans la Communauté Européenne en 1973 et dans l’Union Monétaire Européenne en 1999, sont autant d’étapes qui ont mené le pays sur la voie de la croissance.
L’Irlande a ainsi connu, dans les années 60, une croissance de son PIB comparable à celle des autres pays européens, oscillant entre 4 et 5 %. Mais le ralentissement de la croissance des années 70, observé dans toutes les sociétés développées, donne un coup d’arrêt à ce processus, freinant la modernisation d’une économie encore essentiellement tournée vers l’agriculture, l’élevage, l’industrie textile et celle du cuir. Chose remarquable, au début des années 90, l’Irlande était toujours à la traîne et souffrait d’un chômage élevé et d’une émigration forte. On croyait qu’après les efforts fournis pendant de nombreuses années passées à travailler pour développer l’économie irlandaise seraient forcément infructueux.
Au milieu des années 90, la situation se renverse : tous les indicateurs économiques irlandais passent progressivement au vert. Mieux, l’Irlande devient "le meilleur élève de la classe européenne", distançant largement tous les autres pays membres.
De fait, depuis les années 90, l’Eire a su relancer son économie en offrant aux investisseurs étrangers des sites industriels clés en main, assortis de taux d’imposition avantageux, tout en garantissant la paix sociale. De quoi laisser rêveur plus d’un pays européen.
Ainsi, d’éternel perdant de l’Europe occidentale sur le plan économique pendant des générations, l’Irlande est devenue aujourd’hui un modèle de croissance, passant en quelques décennies d’une économie axée sur l’agriculture à une économie exportatrice de matériel de télécommunications, de logiciels et de services financiers.
Résultat : Tous les grands de l’informatique (Dell, IBM, Xerox, Microsoft, HP) ainsi que de nombreux call center ou des laboratoires pharmaceutiques se sont implantés en Irlande.
C’est ainsi que l’Irlande est devenue en quelques années celle que l’on appelle désormais « le Tigre celtique » de l’Europe, avec un taux de croissance à faire pâlir de jalousie tous ses voisins ; appellation en référence aux Etats asiatiques qui avaient réalisé une percée économique identique dans les années 1980.
L’expansion de l’économie irlandaise a été acclamée comme étant le Miracle économique de cette dernière décennie.
La terre d’Irlande accueille désormais les ressortissants étrangers attirés par son dynamisme et don développement industriel.
Toutefois, on peut se demander si ce miracle irlandais est jute un miracle ponctuel ou s’il s’agit véritablement d’une émergence particulière, voire atypique de l'économie irlandaise. Mon objectif est donc de répondre à la problématique suivante :
l’atypisme de l’émergence du tigre celtique irlandais et ses limites
En effet, on peut se demander à quoi ce miracle irlandais est imputable. Comment l'Irlande a su devenir attractive et en quoi le succès économique irlandais est-il de devenu un miracle ? En d'autres termes, comment et pourquoi l'Irlande qui était dans un état proche de la banqueroute est passé à cet état de "Miracle Irlandais", émergence tout à fait atypique par rapport aux autres pays européens qui étaient dans la même situation économique en difficulté (le Portugal et la Grèce), mais également par rapport aux autres pays de l'UE et du reste du monde.
D'autre part, nous allons analyser les conséquences de ce bouleversement de l'économie irlandaise pour le pays et ses habitants.
Enfin, le Tigre Celtique n'étant pas invincible, celui-ci va se trouver face à des difficultés économiques et sociales que nous tenterons d’évaluer.
En trente ans, plus d’un millier de multinationales étrangères sont venues conquérir le marché irlandais : 500 américaines, 210 britanniques et une quarantaine de françaises…
Pourquoi et comment l’Irlande est-elle devenue si attractive ?
Faible niveau de taxation, économie en forte croissance, main-d’œuvre bon marché et qualifiée, flexibilité du travail, avantages fiscaux… les pouvoirs publics irlandais ont su créer un environnement propre à attirer et retenir les implantations industrielles étrangères grâce à une politique spécifique.
C’est ce que nous allons étudier plus en détail avec plus particulièrement les subventions dont l'Irlande a pu bénéficier, son programme d’assainissement des finances publiques, sa fiscalité attractive, les accords politiques originaux qu’elle a signés, et, on ne peut le négliger, son évident attrait touristique
Le tourisme est un secteur économique et un facteur d’importance puisque l’Irlande accueille chaque année plus de trois millions de visiteurs
La politique économique menée par l'Irlande, une politique assez spécifique est un succès qui se caractérise par une croissance record des exportations et par une forte dynamique de l'emploi
Au-delà de cette croissance importante des exportations, l’Irlande est devenue championne hors catégories de la création d’emplois pendant cette période.
Les seuls facteurs économiques (structurels et conjoncturels) ne suffisent pas à expliquer ce processus de développement soutenu. En effet, l’Irlande bénéficie d’une population jeune, éduquée, qualifiée, flexible et anglophone.
L’évolution particulièrement favorable de la démographie (arrivée sur le marché du travail de la génération du baby-boom des années 1970), la fin de l’émigration, l’augmentation nette du taux de participation ont permis une hausse marquée de la population active.
Une des conséquences les plus importantes de ce revirement est que l’Irlande, jadis terre de misère et donc d’émigration, est maintenant devenue terre d’immigration
Nous pouvons ainsi dire que l’Irlande est vraisemblablement l’étoile la plus brillante du firmament économique en 2004. Jusqu’à tout récemment, on pouvait correctement supposer que les « Tigres d’Asie » jouissaient de cet honneur au même titre. Mais il arrive que l’Irlande se soit épargnée de la crise qui est venue dévaster l’économie de l’Asie du Sud-Est. Dragon asiatique redouté par son dynamisme économique, la Corée du Sud connaît en ce début d’année 1997 une crise politique et sociale sans précédent, et s'est progressivement propagée, à partir de cette date, aux pays voisins. Suite à une série de mesures de régression sociale (possibilité de remplacer les salariés grévistes par des intérimaires, facilitation des licenciements, assouplissement de la flexibilité et des horaires de travail ; interdiction de création de nouveaux syndicats) on a assisté en 1998, à l’effondrement du commerce intra-asiatique. La croissance de l’Irlande s’est en fait accélérée à une époque où de nombreuses parties du monde étaient aux prises avec des chambardements économiques et où ses partenaires européens languissaient dans la récession ou la croissance anémique. Cette comparaison avec les « Tigres Asiatiques » nous démontre que l’intégration de l’Irlande est belle et bien unique ; une intégration à l’Irlandaise. Ce miracle économique a été très bénéfique autant pour l'Irlande que pour les Irlandais. Ces conséquences bénéfiques se sont traduites par des transformations économiques, institutionnelles et sociales. Les transformations institutionnelles concernent une modernisation du pays, une rénovation du système éducatif et la création d'associations à caractère social Pourtant, le Tigre Celtique peut se trouver en face de certaines difficultés.
Au début de l’année 2001, l’économie irlandaise était encore considérée comme proche du plein-emploi et durablement installée dans cette situation. Aujourd’hui, le taux de chômage se situe autour de 5%. Ce serait là un revirement de tendance notable pour la République, qui s’était habituée ces dernières années aux envolées impressionnantes des taux de croissance et à un certain "miracle de l’emploi "
Trois éléments vont nous permettre d'analyser et de comprendre ce revirement de situation : la fragilité de la situation économique, la fragilité au sein de l'Europe occidentale et les conséquences que celle-ci entraîne pour la population irlandaise
La population irlandaise a connu et a apprécié les impacts bénéfiques du phénomène du Tigre Celtique, comme nous avons pu le voir. Pourtant, l'économie irlandaise est en train de s'essouffler et ce ralentissement va être ressenti par la population de plusieurs façons.
En effet, elle va se trouver face à une pénurie de logement. D'autre part, le Tigre Celtique ne profite qu'à certaines couches de la population et certaines régions du pays et la réponse négative au référendum de Nice en 2001 soulève un sentiment de malaise (emprise des pubs et montée du racisme), d'autant plus que le pouvoir d'achat baisse et que certains engagements pris en période de croissance ne vont pas pouvoir être tenus.
Il y a à peine une décennie, le cas irlandais, considéré comme une entité dont l’économie avait échoué, était forte. Aujourd’hui, son succès économique attire les commentaires admiratifs des économies étrangères.
Si l'on devait résumer le miracle irlandais, on pourrait le ramener à un spectaculaire redressement des indices fondamentaux suivants :
- de la croissance
- de la réduction de la dette publique
- du déficit public par rapport au PIB devenu excédentaire
- de l'excédent de la balance commerciale en 1997
- maintien d’un taux d'inflation inférieur à 2%.
Le boom économique de ces dernières années a permis à l’Irlande de franchir un seuil dans son développement et de converger vers les moyennes communautaires sur de nombreux aspects du niveau de vie. L’emploi s’est considérablement développé dans les industries et les services à forte demande de main d’œuvre.
Au milieu de cette euphorie, il est très facile d’oublier que la réussite principale du Tigre Celtique a été d’amener la productivité à un niveau supérieur et, cela est aussi important, que sa croissance actuelle ne peut pas durer jusqu’à la fin des temps.
C’est pourquoi, avec ce phénomène récent d'essoufflement du Tigre Celtique, on peut se demander si l’on doit parler de fin de miracle…
La pérennisation de cette économie, même si elle a contribué à de nombreuses analyses, implique probablement que les Irlandais engagent la réflexion sur la stratégie de développement à poursuivre et sur son inscription dans les rapports avec les firmes américaines et avec l’Union Européenne
Le Tigre Celtique reste tout de même un paradis pour les investisseurs puisqu’il maintient une stratégie de séduction. Tout porte dès lors à croire que la Républiqued’Irlande a enfin trouvé son bonheur, son trèfle à quatre feuilles
09 février 2007
LE LEPRECHAUN (lurachmain, lurican, lurgadhan)
Une petite histoire sur les esprits irlandais... car nombreux sont ceux qui croient connaître le lepreuchaun (personnage que j'adore)... mais voici son histoire véritable :
Les leprechauns ont l’aspect de vieillards minuscules et sont généralement les cordonniers du petit peuple.
Les leprechauns portent deux bourses en cuir. Dans l’une, se trouve un shilling d’argent, pièce magique qui retourne dans sa bourse chaque fois qu’elle est dépensée. De cette façon, le leprechaun semble donner son argent sans jamais vraiment se démunir. Dans l’autre, il a une pièce d’or qu’il offre en pot de vin pour s’extirper de situations difficiles. Cette pièce se change en feuilles ou en cendres dès que le leprechaun l’a déboursée.
On peut déduire de tout ceci que le leprechaun peut être capricieux. Il se doit de l’être car en plus de son métier de cordonnier, il est le banquier du petit peuple. Les leprechauns connaissent les endroits où sont cachés les trésors et ont pris sur eux de devenir les gardiens de cette richesse. Les autres membres du petit peuple doivent demander au leprechaun l’or nécessaire à leur festivités ou à leurs largesses. Les leprechauns rassemblèrent la plupart de l’ancien trésor laissé par les Danois après leur pillage en Irlande et l’enterrèrent dans des marmites et des chaudrons. Le leprechaun possède une mémoire phénoménale. Il connaît en effet l’endroit exact de chaque chaudron et peut facilement le récupérer, s’il le veut. Mais la plupart des leprechauns sont de nature pingre et ne se sépareront pas facilement de leur argent.
Les leprechauns sont généralement décrits comme de petits hommes débraillés, mesurant environ 90 cm, vêtus de jaquettes verdâtres et de haut de chausses rouges ornés d’une boucle au genou, de bas de laine et d’un chapeau à larges bord légèrement recourbé d’un côté. Ils fument constamment des pipes nauséabondes appelées dudeens et ont tendance à être d’humeur revêche et maussade.
Il n’est pas surprenant que le leprechaun soit une créature solitaire et habite dans des sheughs (ravines) ou se cache derrière des buissons. Seul le tapotement sur la chaussure qu’il est en train de fabriquer, témoin sonore de son travail, signale sa présence.
Son humeur revêche et son aversion naturelle des êtres humains n’empêchent pas le leprechaun de récompenser ceux qui, selon lui, lui ont rendu service. Il a un sens extrême de l’honneur et il rétribue toujours celui qui lui a fait une faveur. Malheureusement, de telles récompenses consistent souvent en liqueur forte qui, invariablement, laisse le bénéficiaire en pieux état.





































